L'association du
Carillon Rhônalpin
Affiliée au réseau Eurocarillon, correspondante de l'ARPAC - carillon ambulant de la Région Nord / Pas de Calais -
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La région Rhône-Alpes forte de 70 carillons possède les carillons suivants à traction mécanique :
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Nbre cloches |
| ANNECY : Paccard - Basilique de la Visitation |
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Un des rares carillons à traction mécanique en Haute Savoie avec Taninges, Sallanches (carillon privé) et Annecy (carillon privé). Les premières cloches arrivèrent lors de l'inauguration de la Basilique en 1926, (dont le Bourdon Marie-Françoise non relié au carillon et classé Monument Historique ), mais c'est seulement en 1949 qu'il passera à 21 cloches reliées à un clavier mécanique de type Malinois. Il est inauguré le 21 avril 1949 par Victor Van Geyseghem, carillonneur de Malines . Il sera ensuite joué épisodiquement en été, par André Combe carillonneur de Lyon et Miribel . Puis oublié....
Il ressuscitera le 24 juin 1983 avec l'arrivée d'un clavier de carillon qui était en fait celui se trouvant à Selongey (21) et l'adjonction de 6 cloches . Il grandira encore et en 1986 , ce sera la cloche " Karol", bénie à l'occasion du passage du Pape jean Paul 2 à Annecy . En 1988, 2 dernières cloches ont permis d'avoir un clavier garni sur ses 37 touches : ce qui en fait un carillon intégralement chromatique, ce qui est rare pour un instrument de cette taille. 
Carillonneurs depuis l'origine : André Combes, Jean-Bernard Lemoine.
Carillon très actif : joué et visité chaque samedi du 15 juin au 20 septembre à 16 h , et des concerts sont joués en nocturne en été , par des carillonneurs étrangers à la Région ou à la France ( Déjà 17 pays ont été représentés à ce carillon dont la Russie, la Lituanie, la Pologne, la Norvège, la Chine, le Japon, etc......)
Tessiture : du Do 4 au Do 7 . Pédalier de 12 touches .
Le carillon peut être visité toute l'année pour les groupes le matin ou l'après-midi , sur demande préalable au 04.50.23.24.12 .
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| ANNECY Arragon - Carillon privé |
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Ce petit carillon a eu un curieux parcours : Il fut utilisé à la fin du XIX ème siècle et début XX ème comme instrument d'accompagnement dans une Eglise Savoyarde, près d'Albertville et est devenu par la suite propriété d'une entreprise privée . Il a été construit par Arragon, fondeur Lyonnais qui réalisera l'étonnant carillon lourd de Saint Chamond (entre autre ) et sa particularité est d'avoir un clavier de type piano avec touches en bois, des tendeurs de règlage et de tintements extérieurs, les cloches n'ayant pas de battant . L'ensemble est placé sur un petit beffroi métallique qui a un petit air de Tour Eiffel ! |
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| BOURG EN BRESSE Divers fondeurs - Co Cathédrale |
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Un carillon particulier : 17 cloches sont reliées au clavier, 22 le sont au cylindre de 14.580 trous où sont disposés des taquets. Le clavier est aussi le seul de type "piano" encore en fonctionnement dans la région avec celui de la Cathédrale Saint Pierre à Genève.
Un autre identique en Ardèche, à Saint Romain d'Ay , est inutilisé car en piteux état .
Les premières cloches du carillon de Bourg en Bresse , datent de 1854 et une de 1824 . Elles n'étaient pas reliées au carillon ; elles le furent quand l'édifice acheta des cloches supplémentaires en 1911 . La plus ancienne est d'un fondeur inconnu en Rhône Alpes, Jérôme Bernard , les suivantes sont signées Gédéon Morel et le reste G. et F.Paccard . Les cloches anciennes ne sont pas un modèle de justesse et l'ensemble n'est pas d'une qualité extraordinaire : il y aurait le ménage à faire ici !
On sait que le 23 décembre 1911, le carillon fut joué par J.H.Denteneer , carillonneur Néerlandais et par Joseph Paccard , fondeur de cloches.
Par la suite, on relève les noms de Henri Lenormand (1911-1960), Maurice Calvet ( 1960-1980) et Pierre Guillot (dès 1981 ) qui jouèrent l'instrument.
Depuis une vingtaine d'années , il n'y a plus de carillonneur titulaire. Quelques concerts ont eu lieu entre 1987 / 1994 dans le cadre du festival de carillon en Rhône Alpes . Depuis , le carillon est muet .
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| CHAMBERY ex-carillon de la Tour Yolande |
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Le premier carillon de Chambéry a été acquis en 1937 : il s'agissait en fait d'un carillon de 37 cloches présenté à l'Exposition Internationale à Paris en 1937 par la Fonderie Paccard . Maurice Lannoy joua d'ailleurs ce carillon durant quatre jours successifs. L'idée vint alors de l'installer dans la Tour Yolande , qui se trouve à la Sainte Chapelle du Chateau de Chambéry .
Un comité du carillon Savoyard fut créé présidé par A.Borrel , Sénateur , Président du Conseil général . Le montant de cette opération fut de 130.000 fr. couvert par le Conseil Général , la Ville de Chambéry et des souscripteurs. En 1960 ,pour les fêtes du centenaire de l'annexion , trois petites cloches furent ajoutés portant l'instrument à 40 cloches. En 1974 , les Amis du Vieux Chambéry réhabilitent le carillon , qui , bien entretenu , accueillera le congrès national des carillonneurs . Un projet d'extension vera ensuite le jour , qui en définitive , ne se fera point , un projet de carillon neuf se faisant jour . Il sera démonté en 1986 et mis en caisse où il repose toujours . Le projet de le ré-installer dans un beffroi moderne , neuf , ne verra finalement jamais le jour .
Ce que disait Maurice Lannoy de ce carillon " En résumé , ce carillon de 37 cloches est d'une justesse complète , d'un timbre agréable , d'une sonorité puissante et d'une homogénéité parfaite . Il allie les qualités des cloches anglaises modernes à celles des habiles fondeurs de carillons des XV et XVI ème siècles".
Tessiture : Sol 3 à Do 7 .
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| CHAMBERY Paccard à Annecy - carillon actuel de la Tour Yolande |
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C'est en 1984 qu'un projet d'agrandissement du carillon de 1937 se fit jour . Mais décision fut prise de construire un carillon neuf de 70 cloches , un des plus grands d'Europe . Le financement fut assuré par l'Etat , le Conseil Général de la Savoie , la Ville de Chambéry et 1.100 donateurs privés . A titre indicatif la plus grosse cloche , Sol 2 , pèse 5.100 kgs , la plus petite est un Fa 8 . Traction mécanique par clavier de type Malinois couvrant une étendue allant du Sol au Fa ; pédalier de deux octaves et demie de sol à do . Des auditions ont lieu certains samedis par mois , en fin d'après-midi , et des concerts ont lieu le soir en été ( s'informer à l'Office du Tourisme de Chambéry : 03.79.33.42.47).
Tessiture : Sol 2 à Fa 8
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| CLELLES - Eglise |
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Comme il est étrange et charmant ce petit carillon installé sur une initiative du curé Varvat , en 1911 , et sans doute grâce à des libéralités d'une famille locale .
La machine à carillonner ne porte pas de nom de constructeur : on se trouve en face d'un clavier composé de longues tiges mécaniques actionnées par des taquets vissés sur un cylindre composé de 14 rangées de 63 trous . Côté instrumentiste , on doit appuyer avec vigueur sur des touches en bronze , et c'est seulement à la remontée de cette dernière, que le son est émis ! Il faut donc s'adapter .... ce n'est pas simple et physiquement, dur !
Les cloches sont signées Paccard ( 1911 ) , et elles s'ajoutent à une Burdin Fils Ainé (Lyon), de 1866 . Trois ritournelles d'une durée de 30 secondes environ sont diffusées quotidiennement, les airs étant des cantiques : Reine de France ,Plus près de toi, mon Dieu , et j'irai la voir un jour .Il y a quelques années, dans le cadre du Festival de Carillon en Rhône Alpes, des concerts ont eu lieu agrémentés de conférences . France 3 télévision a fait un bon reportage sur ce site . Clelles, magnifiquement située dans le Trièves, mériterait de voir cet instrument insolite , unique en Rhône Alpes, classé Monument Historique . |
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FARNAY- Eglise |
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Un charmant petit instrument au pays des .......ânes ! Cette commune accueille chaque année au printemps un week-end consacré à ce charmant quadrupède. Des milliers de spectateurs qui, au passage, entendent le carillon joué par des carillonneurs locaux . Réalisé en 1901, il faut signaler que les cloches furent acheminées par chemin de fer en Gare de Rive de Gier, et montées ensuite à Farnay, sur des chariots tirés par des boeufs . Ces dernières sont signées Paccard pour 6 d'entre elles, la septième datant de 1584 . N'ayant pas été victime de la fée électricité , il est resté mécanique avec son clavier d'origine qui fut joué pendant près de 60 ans, par Joseph Bruyas, maintenant décédé , mais qui a sans doute détenu le record dans ce domaine, en Rhône Alpes !
Restauré par la Société BODET.
Joué fréquemment , notamment le dimanche matin , il participe aussi de temps à autre , au Festival de Carillon en Rhône Alpes .
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GREZIEU LA VARENNE - Eglise |
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Un des rares carillons de la région Lyonnaise à être resté à traction mécanique . En 1939, il possèdait 6 cloches et le nombre de ces dernières n'a cessé d'augmenter : 12 en 1994 et 22 en 2007. Le clavier d'origine de type Malinois a été agrandi au fur et à mesure de l'arrivée des nouvelles cloches . Ce carillon vit régulièrement avec des auditions régulières le dimanche matin , et quelques auditions sont données le soir par des carillonneurs locaux ou invités . La cloche la plus ancienne, un Sol 3, fut coulée par le fondeur Lyonnais Chevalier en 1826 , les autres sont des Paccard depuis 1939.
L'emplacement de cet instrument est idéal pour l'entendre , car à l'écart des bruits de la ville .
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LYON - Beffroi de l'Hôtel de Ville |
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Un des plus grands carillons Français avec Chambéry, Dijon et Douai . La plus grosse cloche , un Sol dièse 2 , est signée du fondeur Lyonnais Dupont Père et Fils , ( 4.300 kgs ), elle est voisine de 2 autres du même artisan , un Ré Dièse 3 et un Fa 3 . La quatrième Dupont , brisée en 1913 , (un Si 2 ) , fut refondue par Burdin .
C'est Edouard Herriot , Maire, qui après un voyage en Belgique où il vit le Beffroi de Bruges et entendit son carillon, qu'il prit la décision d'en construire un à Lyon, dans un beffroi tout trouvé , celui de l'Hôtel de Ville . Là, depuis 1675 , quatre cloches du fondeur local Dupont , étaient utilisées pour sonner divers évènements de la vie de la cité , tintées par des sonneurs lors des grandes occasions ; elles étaient aussi reliées à une horloge . En 1884 , la cloche des heures se fêla , et ce n'est qu'en 1912 qu'elle fut refondue par le fondeur Lyonnais Burdin . C'est le 16 février 1914 que le conseil municipal accepta le projet de Burdin Aîné pour la fourniture d'un carillon de 25 cloches pour la somme de 25.930.-fr. La tessiture de cet instrument couvrait une étendue allant du Mi 3 de 936 kgs , au Mi 5 de 34 kgs , le carillon étant transposé : le Mi 3 étant un Do au clavier . Une machine à carillonner Désiré Somers , à Malines , fut également commandée pour faire jouer des mélodies en automatique à divers moments de la journée.
La guerre arrêta les travaux d'installation et c'est seulement le 11 novembre 1919 que Staf Brees , Carillonneur d'Anvers inaugurera le carillon . Le premier carillonneur fut Jean-Louis Debard (1860- décédé le 28 mars 1939 ), puis Louis Chavand lui succèda le 14 juillet 1939 , jusqu'en 1952 . André Combe fut le troisième carillonneur municipal jusqu'au jour il disparut tragiquement le 10 novembre 1986 , en se jetant de l'Hôtel de Ville sur la Place des Terreaux. Ce fut , début 1987 , Jean-Bernard Lemoine , alors carillonneur d'Annecy qui lui succèda .
La période faste du carillon commença en 1989 , lors de la restauration de la mécanique et de l'arrivée d'un clavier au standard Européen de 65 touches . Plusieurs cloches Burdin furent refondues et des Paccard les remplaçèrent . Cela à l'époque où Francisque Collomb était Maire . Pendant le règne de Michel Noir, le carillon fut porté de 29 à 65 cloches par l'adjonction de cloches neuves Paccard . Un peu plus tard , à l'occasion du G 7 , Raymond Barre étant Maire, 8 cloches Burdin furent remplacées par des Paccard et en 2000 , une autre le fut également . La composition actuelle étant donc réduite à une dizaine de Burdin , sachant que le nombre de cloches indiqué (65), n'utilise que 64 cloches, une Dupont étant inutilisée car doublant une Burdin . Un système automatique a été installé permettant d'enregistrer des mélodies sur 25 cloches . Jusqu'en 2003 , le carillon ègrenait à 9 h , 12 h , 15 h et 18 h , des mélodies qui étaient changées tous les six mois . En 2007 , ce système n'est que peu utilisé . De grands évènements se sont déroulés entre 1989 et 2002 : bi-centenaire de la révolution, soirées " d'avant Noël" , avec le choeur d'enfants de l'Opéra de Lyon , Orgue et carillon , concerts avec la musique militaire de la Région de Lyon, organisation du Congrès Eurocarillon , carillonneurs étrangers invités ( une quinzaine de nationalités ), concerts les dimanches soirs en été , et de très nombreux groupes ont pu pendant cette période , visiter ce site unique . Depuis 2003 , la ville a décidé qu'il n'y aurait plus de carillonneur titulaire, rompant ainsi avec une tradition qui durait depuis 84 ans ..... Trois ou quatre fois par an , un carillonneur vient de Douai ; beaucoup de Lyonnais regrettent que cet instrument prestigieux ne soit plus utilisé . L'association du carillon Rhonalpin avait , en son temps , fait l'acquisition d'un clavier d'études destiné à former des étudiants-carillonneurs ; ce dernier avait été offert à la Ville après acceptation par le Conseil Municipal .
En 1946 , le père de Louis Chavand , construira pour son fils , le premier grand clavier d 'études en Rhône Alpes , destiné à permettre à ce dernier , de travailler le carillon , tant celui de Lyon que celui de Miribel dont Louis Chavand fut un des deux premiers carillonneurs . Ce clavier muet , a été sauvé de la décharge municipale par bonheur , et il est désormais exposé au Musée du Carillon de Taninges en Haute Savoie .
Sur le plan discographique : plusieurs disques 78 tours noirs ont été enregistrés en 1946/1947 , pour Radio La Doua ,par la firme Thorens , Louis Chavand étant au clavier . Les airs enregistrés servaient de jingle à cette radio . Ce sont des documents historiques désormais exposés au Musée du Carillon de Taninges . En 2000 , un CD a été enregistrée : "carillons Lyonnais au XXI ème siècle" , par Trevor Workman, carillonneur de Birmingham , Ville jumelée avec Lyon, et Jean Bernard Lemoine . On trouve également quelques mélodies enregistrées sur l'autre carillon mécanique de lyon, celui de Saint Pierre de Vaise , ainsi que le grand limonaire de Paul Bocuse avec les Cloches de Corneville .
Ce CD est toujours en vente au public .
Tessiture : Sol dièse 2 au Mi 8 .
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LYON - Eglise Sainte-Croix |
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Incroyable histoire de cet instrument placé dans le clocher de l'Eglise située exactement en face de l'immeuble où le fondeur Burdin avait son atelier disparu après la première guerre mondiale . Fondu en 1874 par Burdin , - paroissien de l'Eglise - , à des conditions tarifaires exceptionnelles , il ne lui fut cependant jamais règlé !! Cela nous fut conté par des descendantes de la famille Burdin, qui , 125 ans plus tard , étaient très en colère du tour joué à leur ancêtre par un curé indélicat !
La rubrique du temps précise que Burdin prit en charge une grosse partie de cette dépense , mais que c'est la solde qui ne lui fut jamais payé ! Un clavier de type manches de brouettes , fabriqué par Burdin , fut installé . On ne sait pas qui fut le carillonneur , on nous a dit qu'au début du XX ème siècle, c'était un prêtre de la paroisse .
Beaucoup plus tard , vers 1950- 1960 (??), le clavier disparaîtra ... On ne trouvera en 1990 que le banc du carillonneur ainsi que la patère où ce dernier accrochait sa redingote . Relativement juste pour les cloches graves , les plus petites sont fausses . La plus grosse est un Fa 3 , qui sonne les heures . Un projet de remise en état vers 1990 n'a pas eu de suite . Il est certain également , que l'emplacement de cette église, est n'est pas idéal pour l'écoute du carillon , vu la densité de la circulation automobile . Il fait cependant partie du patrimoine Lyonnais et mériterait d'être quand même réveillé de son long silence.
. Tessiture : Fa 3 à Sol dièse 5 .
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| LYON- Eglise Saint-Pierre |
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Le second carillon à traction mécanique jamais électrifié ( excepté deux cloches qui sonnent à la volée) , né le 26 mars 1939 . A l'origine , on trouvait dans le clocher une cloche de 1700 et deux autres de 1860 de Gulliet et burdin , malheureusement fondues lors de la construction du carillon . Le bronze ainsi récupéré a permis de construire un carillon de 12 cloches , Jehanne-Zoë étant la plus grosse , et Antonio-Jeanne la plus petite . Un clavier mécanique de type Malinois fut installé . Vers 1985 , un bricolage invraisemblable fit de ce carillon un instrument injouable : les notes ayant été inversées ! Une restauration par la maison SAE d'Annecy , fut effectuée fin XX ème siècle et le carillon put à nouveau être joué après l'inauguration par Jean-Bernard Lemoine , carillonneur de Lyon , le dimanche 28 mai 2000 en présence de Gérard Collomb , alors Maire du IX ème , arrondissement où se trouve cette église . Quelques concerts ont eu lieu les soirs d'été dans le cadre du Festival de Carillon en Rhône Alpes . Depuis 2003 , ce carillon est non utilisé excepté une audition en 2004 .
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LYON - Eglise Saint-Paul |
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Situé à quelques mètres de la Gare SNCF, c'est sans doute le carillon le plus ferroviaire de France, les voyageurs présents sur les quais pouvant l'entendre parfaitement lorsqu'il est joué. Equipé d'un clavier mécanique type " manches de brouette", très très rustique, et dur à jouer avec sa transmission fatiguée , ce carillon fait figure de parent pauvre et pourtant il ne manque pas de charme. Une cloche signée Dupont, fondeur Lyonnais de 1626 , s'y trouve alors que les autres sont issues des ateliers de Burdin , Chevalier et Gédéon Morel ( toutes du XIX ème ), fondeurs Lyonnais eux aussi. Pierre Ginon fut longtemps l'animateur de cet instrument très apprécié dans le quartier.... Mais, il y a bien longtemps, c'était au XIX ème siècle, le carillonneur s'appellait Max Moulin ; il eut une triste fin . La nuit de Noël en (?), il trépassa à son clavier ........... Son épouse ne le voyant pas revenir, monta le matin de la nativité avec le Curé , et ils le trouvèrent mort .... La presse en fit un large écho. Des lectrices du quotidien local assurèrent qu'elles avaient vu, cette nuit là , une colombe sortir du clocher. C'était, nul n'en douta , l'âme du carillonneur .......
Dans l'état actuel , fort délabré , c'est un exploit physique de jouer cet instrument de musique !
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MEGEVE - Eglise |
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Un carillon unique : le seul à posséder 4 modes de fonctionnement :
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un vieux clavier rustique de 1886 ,
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une commande électrique depuis la sacristie,
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une autre commande électrique par boutons de ...sonnette au clocher
- et une ritournelle automatique qui diffuse des musiques en journée !
l'instrument est composé de cloches de diverses origines dont la plus ancienne, une Livremont de 1783 , des Paccard Fils & Frèrejean de 1825 , des G & F Paccard de 1886 et une Paccard de 1823 . Il faut signaler qu'Antoine Paccard , qui avait vendu son atelier de Quintal (74) , à ses fils Claude et Jean-Pierre , alla travailler chez le fondeur Lyonnais Frèrejean . Pendant la Révolution Française , Frèrejean fabriqua en 1793 une centaine de ...canons ! Et ce fut Antoine Paccard qui lança la fabrique des cloches chez ce fondeur .
S'agissant d'un carillon lourd , les promeneurs l'entendent de fort loin ce qui est bien agréable . C'était d'ailleurs aussi le cas en 1791 , puisque le Curé de l'époque , l'Abbé Berthet écrivait " nous avons en ce jour le plus beau carillon de Savoie . On y joue bien des airs et très distingués et cela sans peine , puisque c'est par le moyen de touches qu'un enfant peut mouvoir , mais c'est une mélodie vraiment touchante de les entendre à la volée " .
Cet instrument est joué de temps à autre par le carillonneur local . Tessiture : La dièse 2 à Ré dièse 4
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ROMANS - Eglise Notre-Dame |
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Une Eglise , qui , de loin , rappelle une ...Mosquée avec son minaret supportant une statue de la Vierge . Bâtiment construit sur les plans de l'architecte François Béranger . Le carillon, récent, date de 1938 et 1940 .Le clavier mécanique d'origine est encore là et jouable .
Quelques concerts ont eu lieu sur ce site vers 1990 , dont un , mémorable , qui réunira alors les deux carillons de la Cité : celui de Notre Dame jouant de
20.30 h à 21 h , et celui du Jacquemard prenant le relais à 21 h.
Grand succès : le public dut se déplacer pour entendre la seconde partie du récital ! Composé de cloches bien plus lourdes que son frère du Jacquemard , car commençant sur un Fa 3 , on l'entend de loin .
Tessiture : Fa 3 à Fa 5 .
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SAINT ETIENNE - Eglise Notre Dame |
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Un des rares carillons à traction mécanique dans la Loire avec Farnay . Possède une cloche signée Ducray ,( ré dièse3 de 1733 ) , dont on retrouve également une de ses soeurs , dans le carillon de Saint Genis Laval , ( Do 3 de 1768) les autres étant du fondeur Lyonnais Burdin . Dans la Revue Hebdomadaire du Diocèse de Lyon , on relève : en 1892 , lors de l'arrivée des quatre plus petites cloches , Burdin en profita pour changer la tonique du carillon en intercalant un Sol dièse 3 ,(ou La bémol) , ainsi la volée était en do mineur et le carillon transposé en mi bémol .
Ce carillon , dont le clavier mécanique de la fin du siècle dernier était ruiné , récupèra , grâce à une opération menée conjointement menée par la Municipalité de Rive de Gier et l'Association du Carillon Rhonalpin , le clavier de cette dernière commune se trouvant dans le carillon du clocher , de médiocre qualité et inutilisé .I Inauguré après réfection de la mécanique , et installation d'une cabine pour le carillonneur , fin XX ème siècle , il est désormais très fréquemment joué par Jean-Luc Perrot , Titulaire de l'Orgue Historique de Notre Dame et carillonneur de facto . Des auditions ont lieu fréquemment et notamment le dimanche matin pour la plus grande joie des Stéphanois .
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| SALLANCHES - Carillon privé |
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Un petit bijou installé dans un chalet Savoyard ! Un très beau jouet musical qui est aussi un clavier d'études pour carillonneur, le son de cet instrument ne troublant pas la quiétude du voisinage . Il est intèressant qu'il est aussi très " international" , puisque rassemblant des cloches Françaises , (Paccard et Bollée ), Belges ( Michiels) , et Anglaises (Taylor). |
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SORBIERS - Eglise Sainte Isidore |
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Le seul répertorié en Rhône Alpes, intégralement réalisé par le fondeur Monet de Lyon , d'où son exceptionnel interêt historique : il doit être préservé ! L'accès au clavier , - rustique et dans un lieu fort étroit ce qui oblige le carillonneur a se transformer en ablette ! - , est très particulier rappellant la montée dans la tourelle d'un sous-marin ! La découverte vaut cependant le détour comme l'écrirait un guide célèbre ..... Date de 1896 . Autre étrangeté : le propriétaire est l'association diocèsaine de l'Evêché de Saint Etienne . Pas joué depuis des années mais à surveiller !
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| TANINGES |
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C'est " le site" le plus étonnant d'un grand carillon , non seulement en France , mais en Europe , et à double titre !
Dans la plus vaste église de Savoie, et à fortiori, dans le plus grand clocher , on trouve successivement :
* un parcours découverte sur l'art campanaire du rez de chaussée au 2 ème étage .
* arrivé à ce niveau , les visiteurs découvrent avec surprise un petit musée rassemblant des vitrines exposant des objets campanaires , (dont les tous premiers disques 78 tours noirs , des enregistrements réalisés par Louis Chavand en 1947 sur les carillons de Miribel, Lyon et Caluire, ce dernier n'existant plus.
Ensuite, le clavier d'origine du carillon de Taninges (1939 ) remplacé par un clavier standart Eijsbouts en 2005, et le premier clavier d 'études de 50 notes , construit par le Père de Louis Chavand (en 1947) pour  
permettre à son fils Louis de travailler le carillon ! Mais ce n'est pas tout : sont exposés ici 3 harmoniums : un Guide-Chants Bildé de 1900, un Hug (Suisse), de 1930 et un exceptionnel Alexandre de 1850 .... pièce de grande valeur historique.
* au niveau suivant , la surprise est de découvrir ... 3 harmoniums, un Rousseau de 1900 (don de Sillingy) un petit harmonium pliable ayant appartenu à un aumônier Américain durant la première guerre mondiale et construit à Londres et enfin, le plus bel harmonium jamais construit en Europe au XX ème siècle par Bildé, acquis grâce à la fondation du patrimoine du Crédit Agricole et restauré par le Maître Facteur Pierre Van de Hel. Des sièges, ici, permettent d'accueillir les visiteurs .... devant un grand écran !
C'est là que sont projetés des vidéos ou diaporamas, lors des visites du Musée, se rapportant soit à l'Art campanaire depuis 4.000 ans , soit à l'histoire de l'Harmonium .
* Escaladant encore quelques marches, le public voit au passage la charpente de l'Eglise illuminée ............ et découvre enfin la "chambre du clavier", avec ses gradins tel un théatre romain . A ce moment, le public retienr son souffle, et prend place pour voir , confortablement installé, le carillonneur parler et jouer ..... Instant magique...........
Après , en conclusion , les visiteurs sont invités à gravir encore 15 marches pour découvrir le beffroi en mélèze vieux de près de 200 ans, brillament illuminé, où sont actuellement 43 cloches .
Inutile de dire que ce parcours initiatique est d'une durée d'une heure 45 voir deux heures , le public ne se lassant pas à regarder et écouter ...
Cet endroit unique en Europe qui accueille chaque année des milliers de visiteurs, lors des concerts, festival de contes, visites du mardi et du jeudi, mais aussi des groupes sur réservation préalable ( en 2007 : une vingtaine , soit près de 1.000 personnes venues de Suisse voisine et de France) est né en 1939 avec l'installation du carillon en juillet et août .
Ce fut l'abbé Bastard-Boghain, homme d'exception, prêtre courageux, grand résistant , musicien , qui eut l'idée de faire un petit carillon : avec 15 cloches , il traversa les années noires , et le carillonneur était ..... le curé , qui escaladait les échelles menant au clavier, le dimanche soir , en soutane et avec sa lanterne !
Passionné de tout , il coucha sur un grand livre appellé " mes carillons" , des dizaines d'airs de musique profanes et religieux , collectés dans la vallée du Giffre notamment .
Les années passèrent ............ le Curé partira en retraite et nul ne joua plus le carillon ... retrouvé en 1985 , son clavier servant de perchoir aux volatiles , hôtes habituels des clochers !
France 3 fit un reportage qui fit grand bruit à l'époque ! La commune décida alors de faire le pas et fit restaurer une première fois l'instrument avec une mécanique de type Broek System . Au fur et à mesure que les années passèrent , des cloches supplémentaires arrivèrent offertes par des mécènes locaux . On récupèra même alors, la plus grosse ( de l'époque ) , un Si 3 , qui gitait avant 1792 dans le clocher de la Chartreuse de Melan et qui avait été volée pendant la révolution et retrouvée près de 200 ans plus tard , dans le clocher de l'Eglise de la Muraz , dans le Salève !! Un échange eut lieu : La Muraz rendit la cloche à Taninges qui en offrit une , équivalente en taille et poids , - et neuve ! - , à la Muraz !
A partir des années 1990 , des carillonneurs invités , étrangers à la région , ou la France , vinrent donner des concerts durant l'été : commença ainsi une saga qui verra défiler par la suite des Anglais, des Belges, Néerlandais , Portugais, Espagnols, Tchèques , Lituaniens, Russes, Chinois, Américains, Canadiens, Japonais , Allemands , Irlandais , Polonais ......
De nouvelles cloches continuèrent à arriver et la dernière fut la cloche de l'an 2000 , en hommage à l'abbé Bastard-Boghain .
Et c'est en 2004 que la commune fit le pas .......... . 
Avec des aides diverses , il fut décidé de passer à la vitesse supèrieure , en achetant un grand clavier au standard Européen , de 50 notes , fabriqué par la firme Eijsbouts , aux Pays Bas , et en ajoutant une dizaine de cloches supplémentaires , de grosse taille et de petite taille pour complèter le "dessus" du clavier
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Ainsi en 2005 , le carillon se retrouva nanti de 40 cloches , et avec des perspectives pour le futur , car il y a encore des places disponibles dans le vieux beffroi en mélèze .....
Cette superbe installation a vu ensuite arriver de nouveaux hôtes : des harmoniums historiques !
En effet l'harmonium , instrument de musique en grand danger, recèle de superbes créations signées Debain, Alexandre, Bildé, Mustel etc.....
La place étant encore disponible , le musée du clocher du carillon de Taninges , devient désormais le premier Musée Européen où sont rassemblés deux instruments de musique en plein renouveau : le carillon et l'harmonium .
Ce travail admirable de mise en valeur a pu être réalisé grâce à la Commune de Taninges , (dont beaucoup d'autres pouraient s'inspirer !), et le travail de bénévoles et d'amateurs de patrimoine et de musique . Les associations du carillon de Taninges et du Carillon Rhonalpin , de leur côté , ont réalisé un exceptionnel travail de promotion de ce site .
Ont vu le jour :
* le premier festival de cinéma campanaire , ( en 2001)
* le premier festival de contes dans un clocher , ( en 2004)
* la première académie de carillon avec Gilles Lerouge , Boudewijn Zwart , Stefano Colletti , Anna-Maria Reverte, etc....
* les concerts du marché du jeudi matin , tradition Flamande et ici , Savoyarde !
* les visites du mardi les soirs d'été ,
* des concerts en nocturne ,
* etc......................
Pour visiter cet endroit , qui avait reçu une étoile au guide Michelin (Alpes) , en 2002 , consultez-nous !
Tessiture : Sol 3 à Do 7 |
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Association
du Carillon Rhônalpin, GRC 20, place Charles-Béraudier
69003 LYON.
Tél/Fax 04 50 23 24 12 ou 06 09 86 63 37: - email lemoinejb@wanadoo.fr
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